Vintage: Ayk RX3000 Basic

Edité le 06/05/2007.
Réactualisé le 01/06/2007.
Textes et photos de Georges.
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L'auto présentée dans cet article est une AYK RX3000 Basic, une piste 1/12° électrique destinée à la compétition et qui doit dater de 1981 (la RX2000 datant de 1980 et la RX1200 de 1979) sans doute. Cette auto était également décliné en version Super Expert (incluant un différentiel et quelques raffinements), la RX3000 Super Expert étant finalement assez proche de l' EXL 480K déjà présentée sur ce site. Il existait d'ailleurs un kit de transformation (incluant le fameux différentiel central à pignons) pour métamorphoser la RX3000 Basic en EXL480.

Un bref historique de la marque AYK est disponible dans un autre article.

La boite porte l'inscription suivante:

"We are always considering seriously how to manufacture the model of high top quality at the lowest price. RX3000 is just the one which can satisfy 100% this idea.
The main parts of the RX3000 BASIC MODEL are same method as RX3000 SUPER EXPERT MODEL. Furthermore, those main parts are also interchageable to those RX2000. This advantage makes it possible to grade up the model step by step, depending on the driver's ability.
Front: 24S aluminium shaft of 8mm dia. is used in order to strengthen the model and protect it perfectly against crash.
Mechanical plate: This is made of F.R.P. which is most suitable to hold securely batteries and mechanics on it.
Rolling Stabilizer: This is a set on the front-end of mechanical plate. This can adjust the distortion of chassis on either right or left side independently.
Switch design: New simple design. Very easy linkage with speed controller. On-Off of switch and change of 6V~7.2V can be made at the same time in order to meet speedy action.
Rear: Motor mount is made of 63S aluminium with 5mm thickness besides reinforced rod in order to have stronger durability. This motor mount can be used even on RX2000 without any modification. Different gear can be installed on it."

La RX3000 était livrée avec plusieurs carrosseries au choix, Porsche 935K3 et Zakspeed Capri par exemple, qui semlble magnifique en photos. Curieusement, dans la boîte se trouvait une carrosserie TOJ de chez Team Associated, datant de 1978 au lieu de la Porsche annoncée.

La fixation d'origine est assurée par trois plots seulement. Mais cette conception se justifie sans doute par le fait que la suspension repose sur la souplesse du châssis entier.

Le casque du pilote est moulé de façon rapportée, comme il était d'usage à l'époque. Une découpe était pratiquée dans la carrosserie et le pilote était solidaire du châssis.

La RX3000 Basic illustre assez bien ce qu'était les premières 1/12° de compétition. Point de différentiel et une suspension essentiellement basée sur la souplesse du châssis.

Par rapport aux châssis actuels, celui de la RX3000 est très large.

Cet effet est encore accentué par les larges pare-chocs avants et... arrières. Ces appendices étaient souvent réduits voir enlevés en compétition, mais ils avaient le mérite d'exister à la base. On regrette parfois aujourd'hui de ne plus disposer de ces protections.

Le châssis principal est d'une seule pièce, supportant le train arrière et le train avant. Pour assurer la suspension, il est découpé dans une plaque de composite fibres de verre et époxy de seulement 1.7mm d'épaisseur. Pour accentuer la souplesse, il est très étroit à certains endroits (39mm dans sa partie la plus mince).

A contrario, la platine principale, découpée dans la même matière, mais en 1.5 d'épaisseur, est très large. Elle accueille les éléments de la radiocommande. Les servos de direction et de gaz sont montés de manière très excentrée, à plat. Le variateur de vitesse mécanique est carrément intégré à une mini-platine supérieure.

Ce type de train avant, de conception simple et efficace, se retrouvera encore pendant de nombreuses années en 1/12° (Delta, Ishihara, PB Demon, TRC, Kyosho, etc.), jusqu'à l'apogée du Pro10 (TRC, PB Sizzler, MRC Pro-Racing, etc). On peut encore voir des trains avant de ce type en catégorie Dragster et parfois en Oval. L'angle de chasse est très simplement réglable à l'aide de deux vis.

Les porte-fusées de direction sont en aluminium. Certaines pièces en acier sont malheureusement rouillées, un nettoyage s'imposera donc.

Les pneus ont été nettoyés (on pourrait même dire désinfectés, car il y avait de la moisissure qui s'était développée dessus), séchés, collés et tournés. Etonnamment, ces pneus, qui ont plus de 25 ans, après ce petit traitement, n'étaient absolument pas craquelés et sentaient même le caoutchouc neuf. Au toucher, les pneus arrières sont vraiment très mous, beaucoup plus que les actuels.

Le sauve-servo n'est pas monté, comme sur les châssis actuels, à même la sortie du servo, mais est associé au renvoi de direction et est, s'il vous plaît, réglable en dureté. L'Ackermann est également réglable. Les biellettes sont par contre assez sommaires. Il s'agit en effet de simples cordes à piano coudées. La version Expert de la RX3000 disposait de vraies rotules métalliques avec tiges filtées plus aisément réglables.

La platine principale est reliée au châssis par des joints en caoutchouc, en trois points, un à l'avant. L'avant est en plus équipé d'une sorte de réglage de tweak, ou plutôt une sorte de limitateur de débattement, représentée par ces deux vis imbus sans tête.

Le train arrière est très simple, car ne comportant pas de différentiel.

Ce qui n'empêche des pièces de fort jolie facture, à l'image des supports de roulements. L'axe est en acier et fait 5mm de diamètre.

Les colonnettes de carrosserie sont en acier, et les bagues de réglage en aluminium.

Dans le kit étaient fournis également un pignon moteur 18 dents et trois couronnes au choix (63, 65 et 67 dents, deux sombres et une claire). Le module est semblable à l'actuelle 48DP, mais pas compatible.

En plus gros plan ici, les joints en caoutchouc particulier qui assurent une partie du réglage de la suspension. Difficile de la distinguer, mais un écrou est surmoulé dans ce joint.

En serrant plus ou moins la vis sous le châssis, on influence la raideur du châssis.

Le variateur de vitesse est ici montré plus en détails. Comme déjà indiqué précédemment, il est carrément intégré à une mini-platine. A spires, il est progressif (par opposition aux variateurs offrant trois ou quatre positions) et offre une marche arrière.

La prise côté batterie, dite Robbe ou Graupner, est l'ancêtre des prises dites Tamiya. Les fils sont assez rigides et fins.

Cependant les puissances de l'époque étaient loin de ce qu'elles sont maintenant. Les moteurs oscillaient semble-t'il entre 27 et 35 tours.

La sortie sur l'interrupteur devait être destinée à alimenter la réception radio.

Ces deux pièces en photo ci-contre sont en fait la fixation de la batterie.

La batterie est maintenue par deux élastiques (dont le caoutchouc a bien mal résisté aux affres du temps). Ce système, bien qu'élégant, devait être d'une fiabilité relative. Il sera avantageusement remplacé sur les autos suivantes (comme la EXL480K par exemple) par des colliers de serrage.


Il serait intéressant de voir rouler cette auto avec une configuration proche de celle disponible au début des années 1980 après quelques menues restaurations. Projet d'autant plus probable que cette auto est robuste et solide, le vrai point faible des Ayk de cette époque étant le différentiel, absent sur cette version Basic.

Textes et photos (sauf mention particulière) de Georges.