Championnat genevois, manche 4,
Meyrin, Suisse, 06/08/2016.

Edité le 30/08/2016.
Réactualisé le 30/08/2016.
Texte et photos: Georges.

Introduction.

C'est sous un soleil radieux de début août que s'est déroulé la quatrième manche du Championnat genevois. Malgré une date plus propice aux vacances, 32 pilotes répondirent présents en catégorie Touring, et 7 en catégorie Formule 1.

La piste.

Pour cette quatrième manche était encore de nouveau testé un tracé inédit, et qui, cette fois-ci, tournait dans le sens horaire. Il se voulait court, mais fort sinueux, n'offrant quasiment aucun répit niveau concentration. Bref, un régal!

Comme lors de la manche précédente, le tracé avait été sucré pour augmenter le grip. Toutefois, il était quelque peu différent, un autre réglage de la machine de sprayage ayant été testé. En effet, il était un plus inhomogène sur la trajectoire. En modulant ainsi les tracés et le grip, aucune course ne ressemble à l'autre!

La finale se déroulera le samedi 3 septembre 2016, avec une formule complètement originale. En effet, la course comportera quatre qualifications, sur les quatre tracés des précédentes manches du Championnat Genevois, et deux finales sur le plus grand et le plus rapide des tracés, en sens horaire puis anti-horaire. Au total, six tracés différents lors de la même course! Un rendez-vous qu'il serait donc impardonnable de manquer!

Technique châssis Formule 1.

La Sheperd Velox F1 de Mickael Kocher.

Pour la petite histoire, la Sheperd Velox F1 est issue du prototype "Project HP ONE" conçu par les pilotes suisses Roman Pichler et Michael Häuptli. De ce prototype, qui s'est de nombreuses fois illustré en compétition, notamment aux ETS, de nombreuses solutions ont été conservées, comme par exemple le châssis large sur l'arrière et fuselé sur l'avant, offrant beaucoup d'espace pour l'installation radio, les multiples positions possibles pour le pack de propulsion (un shorty normal ou "low CG"), la géométrie de suspension du train arrière, le support arrière de carrosserie chevauchant le pack de propulsion, le pod arrière offrant un réglage de la garde au sol s'effectuant en plaçant ou enlevant des rondelles sous les deux pièces portant les roulements de l'axe de différentiel. Ces deux pièces sont d'ailleurs asymétriques, ce qui permet de moduler l'empattement au niveau du train arrière.
Par rapport au prototype initial, le train avant a toutefois été simplifié grandement en ne gardant que les réglages essentiels. Le carrossage se règle par l'intermédiaire de biellettes à pas inversés, et la chasse soit par des inserts à valeur fixe, soir par des inserts à logement oblong.

La Velox F1 présente d'autres originalités, comme par exemple un différentiel réglable sans démontage de la roue droite, et comportant 18 billes, ou encore deux types de palier, permettant de moduler la hauteur d'implantation du moteur. La notice de l'auto est disponible en téléchargement sur le site du constructeur, si on souhaite découvrir plus en détails ces subtilités.

Il faut bien avouer que les premières photos diffusées de la version commerciale laissait placer quelques doutes quand à la qualité de réalisation, mais l'auto est en réalité bien plus élégante et bien fabriquée que celles-ci ne le laissaient croire.
Des yeux experts ont cru reconnaître des pièces d'autres fabricants, ou du moins présentant une étrange similarité avec certaines pièces Team XRay (porte-fusées de direction, biellettes du train arrière, inserts de réglage du train avant...), Serpent (triangles supérieures avants, ailerons...) et K-Factory/Team Magic (sauve-servo...). Ce ne sont que des suppositions, mais ce n'est pas improbable, car c'est une tendance actuelle dans le milieu de se fournir en pièces chez plusieurs fabricants (comme Gizmo par exemple).

Deux Velox étaient présentes sur cette course, toutes deux en version spéciale avec des pièces en aluminium anodisées couleur noire, la version standard étant livré normalement avec des pièces anodisées couleur bleu.

La première, en photo ci-dessous est celle de Mickael Kocher, qui n'est autre que le délégué SRCCA pour les catégories pistes électriques 1/10° et 1/8°. En lieu et place du différentiel à billes d'origine avait été monté un différentiel à pignons d'origine Fenix Racing. Le servo low-profile est un PowerHD Storm 7. A remarquer l'utilisation d'inserts de réglage en aluminium pour le train avant d'origine Team XRay. Mickael Kocher utilisait des pneus WRC Racing.

La Sheperd Velox F1 de Gérald Charbon.

Gérald Charbon roulait également avec une Sheperd Velox F1 en version black. Ce pilote a préféré garder son différentiel à billes pour cette course et utiliser les pneus Ride.

Technique châssis Touring.

La Schumacher Mi5 Evo de Jean-Claude Bignens.

La Schumacher Mi5 Evo de Jean-Claude Bignens était équipée de quelques pièces empruntées à la dernière Mi6.

Une HPI Racing RS4 Pro3.

Un jeune pilote roulait lors de cette course avec cette vénérable HPI RS4 Pro3, une auto sortie en 2001, prêtée par son père.

Plus de détails sur cette auto devenue culte au fil des années sur une page dédiée en lien en cliquant sur les photos ci-dessous.

Une Yokomo DB7 version 2014.

Si plusieurs Yokomo BD7 roulent lors des manches du Championnat Genevois, il s'agit uniquement de versions 2014 et 2015, aucun pilote ne roulant sur la 2016, jugée moins performantes que les versions antérieures.

Technique autres.

Le pilote de la Yokomo BD7 en photos ci-dessus (dont je ne suis plus sûr du nom, toutes mes excuses) s'était confectionné ce très élégant dispositif de ventilation pour moteur. Le cadre du ventilateur et la partie de guidage de l'air soufflée ont été obtenus par fabrication additive (anciennement appellée impression 3D) à partir d'une résine chargée en fibre de carbone. Le tout se veut efficace et léger, malheureusement son concepteur ne pourra pas l'utiliser lors de cette course, car le montage est optimisé pour un moteur PRT 10.5, les moteurs 13.5 étant la norme en Championnat Genevois.

Action en Formule 1!

Action en Touring!

Résultats:

La matinée de course a débutée avec une séance d'essais libres chronométrés de façon à obtenir des groupes de pilotes homogènes, basés sur les trois tours consécutifs les plus rapides. Les résultats des qualifications, au nombre de trois et d'une durée de cinq minutes, seront calculés aux points en raison des conditions changeantes de piste. Les finales, d'une durée de cinq minutes, seront également au nombre de trois et aux points.

Les résultats complets et détaillés sont disponibles sur le site myrcm.ch.

Résultats en Formula 1.

En catégorie Formule 1, Daniel Ghirlanda, comme un poisson dans l'eau sur cette piste, décroche une nouvelle fois la pôle-position sur la piste du GeMC, devant Claude-Alain Pralong et Christophe Schmidt.

Daniel Ghirlanda remporte les trois finales A facilement, mais par contre, la lutte sera plus acharnée pour les deuxième et troisième places sur le podium. Au final, ce seront Michael Kocher et Claude-Alain Pralong qui prendront respectivement les deuxième et troisième places.

Finale

Position

Pilote

Châssis

A

1

Daniel Ghirlanda

GONZO F1 2016

A

2

Michael Kocher

Shepherd Velox F1 Black Edition

A

3

Claude-Alain Pralong

Team XRay X1 2015

A

4

Michel Maurer

Tamiya TRF 102

A

5

Christophe Schmidt

Team XRay X1 2015

A

6

Gérald Charbon

Shepherd Velox F1 Black Edition

A

7

Michel Rufenacht

Tamiya F104

Résultats en Touring Car.

En qualification, ce sera Walter Pollet-Villard qui se montrera le plus rapide, devant Cham Dassanayake et Antonio Alj.

Lors des trois finales A, l'ordre d'arrivée pour les trois premières places sera exactement le même qu'en qualifications, bien que les courses aient été riches en rebondissements!

Alexis Banderier remporte la finale B, Steve Joye la C, et David Maréchal la D.

Finale

Position

Pilote

Châssis

A

1

Walter Pollet-Villard

Tamiya TRF419

A

2

Cham Dassanayake

Team XRay T4 2015

A

3

Alj Antonio

WRC Racing STX

A

4

Briac Berthoud

Team XRay T4 2015

A

5

Julien Jost

Yokomo BD7 2015

A

6

Alexandre Amort

Awesomatix A800

A

7

Xavier Deparde

Yokomo BD7 2015

A

8

Sébastien Cuanoud

HPI Pro5

B

1

Alexis Banderier

Yokomo BD7 2015

B

2

Jean-Claude Bignens

Schumacher Mi5 Evo

B

3

Blaise Labarthe

HPI Pro5

B

4

Jonathan Porta

Hot-Bodies TCXX

B

5

Georges Camicas-Aycardi

Team XRay T4 2016

B

6

Renaud Brusselle

Yokomo BD7 2015

B

7

Rodrigo Amendoeira

HPI Pro5

B

8

David Jeffard

Yokomo BD7 2014

C

1

Steve Joye

Team XRay T4 2014

C

2

Dominique Vögtli

Tamiya TRF417 V5

C

3

Antonio Marinelli

Team XRay T4 2016

C

4

Danil Renfer

Yokomo DB7

C

5

Michel Maurer

HPI Pro5

C

6

Fulvio Fiorucci

VBC Wildfire D08

C

7

Eric Baltensperger

Team C TC10

C

8

Lionel Maurer

HPI Pro5

D

1

David Maréchal

HPI Pro5

D

2

Ivan Baltensperger

Team C TC10

D

3

Hervé Gondian

Team XRay T4 2015

D

4

Alexandre Steube

3Racing Sakura XI Sport

D

5

Sébastien Houchidar

Hot-Bodies TCXX

D

6

Erwan Labarthe

HPI RS4 Pro3

D

7

Roland Steube

3racing Sakura Zero S

D

8

Sébastien Steube

3Racing Sakura Zero S

En savoir plus:

Texte et photos: Georges.