Challenge ARCB 2019-2020 Formule 1 et
Piste 1/12° électrique, manche 2,
Amicale Radio-Commandé de la Broye, Fétigny, Suisse, 05/01/2020.

Edité le 15/01/2020.
Réactualisé le 16/01/2020.
Texte et photos: Georges.

Introduction.

Pour cette première course de l'année 2020, dix pilotes en catégorie Formule 1 1/10° électrique et huit en catégorie piste 1/12° électrique se sont donnés rendez-vous sur la piste de Fétigny pour la seconde manche du Challenge ARCB 2019-2020 Formule 1 et Piste 1/12°, qui en compte au total quatre, les prochaines étant programmées le deux février et le premier mars. A noter que le Challenge Touring 1/10° comptera encore trois manches, le 19.01.2020, le 23.02.2020 et le 08.03.2020.

Technique piste 1/12° électrique.

La Team XRay X12'20 de Pascalino Agostinelli.

Pascalino Agostinelli, qui n'est autre que le président du club ORCM – Off Road Club Montagny, spécialisé dans le Tout-Terrain 1/8°, roulait ici avec une Team XRay X12'20 dans sa version avec châssis en aluminium, équipée d'un contrôleur Hobbywing Xerun XR10 Pro 1S 120A et d'un moteur de la même marque en 10.5T.

La Team XRay X12'17 de Goran Eres.

En photos ci-dessous, la Team XRay X12'17 avec châssis en aluminium de Goran Eres. Elle est équipée de pneus Hot Race, d'un contrôleur Hobbywing Xerun XR10 Pro 1S 120A et d'un moteur de la même marque en 10.5T.

La Serpent S120 Pro d'Adrian Burren.

Annoncée en juillet 2019, la Serpent S120 Pro est encore rare sous nos latitudes. Elle reprend un certains nombre de caractéristiques techniques originales de la Formule 1 1/10° électrique de la marque, la F110 SF4. Ainsi la suspension arrière ne repose pas sur deux links latéraux, mais sur des glissières dans lesquelles coulissent des roulements liés au pod arrière et une rotule centrale qui autorise un glissement suivant l'axe longitudinal de l'auto de la boule de rotule dans un cylindre. La suspension comporte deux dampers latéraux et deux ressorts latéraux plus traditionnels. L'axe de différentiel arrière est aussi particulier, puisqu'il tourne sur le côté droit guidé par un roulement de 8x12x3.5mm et du côté gauche par un roulement épaulé de 1/4x3/8", afin de le rendre plus solide. Le différentiel comporte d'origine une butée à billes monobloc, ce qui semble devenir la norme actuellement. La suspension avant à king-pins comporte de longs bras supérieurs, et au moins les réglages de carrossage, de centre de roulis, de chasse et de prise de chasse sont possibles. La batterie peut être montée en position transversale d'origine et en position longitudinale grâce à une plaque en aluminium pour la rendre accessible par le dessous de l'auto, ladite plaque étant proposée en option.

La Serpent S120 Pro en photos ci-dessous est celle d'Adrian Burren, et est équipée de pneus JFT, équipée d'un contrôleur Hobbywing Xerun XR10 Pro 1S 120A et d'un moteur Nosram Pure 2 Evolution 10.5T et d'un servo direction Futaba S9650.

La Team XRay X12'20 de Michael Gilliand.

Michael Gilliand a décroché la pôle-position et gagné la finale A en catégorie piste 1/12° électrique au volant de sa Team XRay X12'20. Elle est équipée d'un contrôleur Hobbywing Xerun XR10 Pro 1S 120A, d'un moteur la même marque et d'un servo de direction Sävox SH-1250-MG, et est montée en MobGums.

La Team Associated RC12 R5.1 modifiée de Georges Camicas-Aycardi.

Cette auto est construite sur une base de Team Associated RC12 5.1 datant de 2010 environ. La platine supérieure du pod a été remplacée par celle de la version 5.2 pour pouvoir monter des dampers latéraux d'origine Roche. La fixation avant de l'amortisseur centrale a été simplifiée et allégée.
Le train avant est issu du kit Xenon "NOS (New Old Skool Front end) front end suspension set" référence OPT-0135, correspondant au foot-print de type R5 (compatible théoriquement avec les Team Associated de la série R5, les Square, les Roche P12 et les Destiny VD-12), et fixé avec des vis de 3mm. Il existe aussi la référence OPT-0120 correspondant au foot-print pour vis de 3/32" (compatible théoriquement avec les CRC, les Kyosho, les SpeedMerchant et les Team Associated RC12 L4 et ses versions antérieures, et probablement avec les RC10L). Ce train avant, qui n'est pas sans rappeler certaines productions SpeedMerchant, permet malgré son apparence simple, des réglages de la chasse et du carrossage grâce à un système d'inserts astucieux. Toutefois, le réglage de la voie n'est pas possible et il n'y a pas de possibilité de chasse auto-variable.
Le parechoc large a été confectionné en tapis de souris en mousse mis en forme pour épouser l'avant de la carrosserie.
Le servo de direction est un Power-HD M9 équipé d'un sauve-servo Team XRay pour Touring 1/10° retaillé (les Kimbrough s'avérant trop mous pour ce train avant), le variateur un Hobbywing Xerun XR10 Pro 1S 120A et le moteur un MuchMore Fleta ZX V2 10.5.
La carrosserie est une Protoform Speed 12 datant de probablement 2006, bien plus costaudes que les carrosseries plus contemporaines.

Cette auto néo-vintage se comportera plutôt véloce en qualifications, avec une quatrième place à la clé, malgré un train arrière qui avait du mal à suivre le train avant très incisif. Toutefois, l'auto perdra presque 4/10° au tour en finale, la faute à un étrange déséquilibre entre l'avant et l'arrière malgré différents essais de réglages et de pneus. Mais elle finira malgré tout troisième de la finale A.

Technique Formule 1.

Hormis une ou deux Roche qui font de la résistance, le plateau de la catégorie Formule 1 était largement dominé par la marque Team XRay.

La Team XRay X1'2020 d'Antoine Dubois.

Pas mal de choses ont évolués sur la Team XRay X pour son millésime 2020, avec par exemple un châssis offrant un réglage d'empattement sur l'avant de l'auto à trois positions, de plus ou moins quatre millimètres (ce qui fait peut-être un peu trop de découpe, à vérifier à l'usage), de nouvelles cellules pour le pod arrière, un nouveau support d'aileron indépendant, ainsi que plusieurs autres points qui ont été retravaillés.

A noter qu'il a été rapporté que plusieurs pilotes de X1 commencent à monter la barre antiroulis avant sous les triangles supérieurs, en se confectionnant simplement un support (par exemple dans une chute d'une plaque en carbone) pour les supports de roulement de la barre fixé au niveau des deux vis qui maintiennent l'aileron avant sur le châssis. Non seulement cela descend le centre de gravité de façon non négligeable, mais cela améliore l'esthétique et le réalisme de l'auto.

En photos ci-dessous, la Team XRay X1'2020 d'Antoine Dubois qui gagnera la finale B.

Technique pneus.

En catégorie Formule 1, parmi les pneus autorisés, à savoir les Ride, les Volante ou les GRP, sur cette piste, les Ride semblaient avoir la préférence des pilotes sur les Volante. Aucun pilote n'utilisait les GRP semble-t-il.

En catégorie piste 1/12°, les pilotes locaux semblaient préférer les MobGums Silver, à l'avant comme à l'arrière. Sur les photos, ils sont très facilement identifiables en raison de leurs jantes jaune fluorescent, pas forcément des plus réalistes, mais qui rendent l'auto bien plus visible sur la piste sur la moquette grise sombre de cette piste. Les JFT, montés sur d'élégantes jantes grises, semblent également donner de très bons résultats.

Toujours en piste 1/12°, pour nettoyer les pneus, point besoin de spray nettoyant. En effet, le produit employé étant hydrosoluble, il suffit de les nettoyer d'abord à l'eau claire pour l'enlever, puis avec du savon de ménage ou du liquide vaisselle pour enlever les dépôts restant éventuels.

Technique autres.

Deux nouveautés annoncées devraient bousculer prochainement le petit monde de la piste 1/12° électrique et ont alimentées les discussions.

Tout d'abord, l'arrivée de la marque russe Awesomatix sur ce marché. Le premier teaser publié peu de temps avant cette course montre une auto au profil inhabituellement bas avec une batterie placée longitudinalement, un servo de direction placé entre les roues avant pour laisser de la place à l'électronique devant la batterie et deux traverses placées de part et d'autre de la batterie. Cet agencement n'est pas sans rappeler la Corally SP12V en version Canadian Chassis, sortie en 1992 et visible par exemple sur l'indispensable site de référence dédié à la marque batave, Corally12.nl. On pourrait voir également des éléments de la Yokomo YRX-10 première génération de 1992, avec laquelle Masami Hirosaka avait remporté un titre de championnat du monde à Sonnenberg en Allemagne (voir reportage sur ce même site). La Yokomo comportait pour sa suspension une pièce en forme de U dont les extrémités de ce dernier pointait vers l'avant et étaient fixées au châssis. L'arrière de cette pièce en U comportait trois articulations par rotule sensiblement alignées. Une première centrale reliait la pièce en U au châssis pour essentiellement le guidage du pod en roulis, et les deux autres, placées aux extrémités de la base du U, reliait la pièce en U au pod arrière pour essentiellement le guidage en pompage dudit pod (voir par exemple le site Japonais Road to Hobby Champion qui en montre des photos détaillées). Dans les années 1990, plusieurs pilotes ont roulé avec des châssis de réalisation personnelle dont la suspension arrière était basée sur ce principe, certains même désalignant l'articulation par rotule centrale pour bénéficier d'un train arrière légèrement auto-directionnel. Le prototype Awesomatix semble également disposer d'une suspension arrière reposant sur un principe similaire, hormis le fait que ce qui jouait le rôle de plaque en U sur la Yokomo pourrait être fait par les deux longerons arrière prolongeant la partie avant du châssis. Les deux traverses placées de part et d'autre de la batterie pourraient intégrées l'amortissement ainsi que des réglages de raideur et de course de la suspension arrière. La suspension avant de l'Awesomatix semble étrangement classique, mais le dimensionnement de certaines pièces laisse à penser que ce n'est pas le cas. Toutefois, il est fort probable que le principe des suspensions soit au final fort différent de ceux des autos précédemment citées. De plus, les photos dévoilées par Awesomatix ne montrent qu'un premier prototype, et la version commerciale n'est pas encore finalisée.

Ensuite, la marque japonaise Rush, bien connue pour ses pneus en Touring 1/10° électrique, a annoncé travailler sur des pneus pour la piste 1/12° électrique... en caoutchouc! Certains ont donc immédiatement pousser des cris d'orfraie en criant à l'hérésie sur tout ce qui existe comme forums et surtout réseaux sociaux. D'autres encore, souvent les mêmes, ont avancé des arguments éculés, souvent faux d'ailleurs, ou du moins à nuancer, sur la comparaison entre pneus en mousse et en caoutchouc, concernant la durée de vie, le prix, les performances ou la constance de fabrication. Mais toutes ces discussions sont surtout prématurées, car les photos diffusées par Rush montrent ce qui semblent être des pneus respectant le profil de ceux en mousse taillés au bon diamètre. Il est donc peu vraissembable qu'ils s'agissent de pneus à flancs souples, toilés et contenant un insert comme en Formule 1 ou en Touring. Il est plus probable qu'ils s'agissent de pneus pleins, ou bien peut-être intérieurement partiellement alvéolés (à la manière des anciens Medial Pro IAS du début des années 2000) pour les alléger, mais le collage serait industriellement plus difficile. Les comparaisons par rapport à ce qui existe actuellement sont donc totalement vaines.
Il est donc urgent d'attendre de tester avant de se faire une opinion. En effet, si ce fabricant japonais a trouvé la ou les bonnes compositions pour le caoutchouc de son pneu, cela pourrait être très intéressant pour la catégorie. En effet, il ne faut pas se le cacher, la catégorie piste 1/12° est exigeante, voir élitiste, car elle réclame un gros bagage technique, ce qui pourrait (à tord et/ou à raison), effrayer un pilote qui voudrait s'investir dans la catégorie. Cela se ressent d'ailleurs sur la participation aux courses, mais aussi en regardant l'âge moyen des participants. Un pneu en caoutchouc pour la piste 1/12° électrique, bien conçu, c'est-à-dire procurant du plaisir au pilotage, avec une bonne durée de vie et facile à utiliser sans trop perdre en performance par rapport aux pneus en mousse, pourrait rendre plus accessible le ticket d'entrée dans cette catégorie, et donc donner un nouveau souffle à celle-ci. On ne peut donc que raisonnablement espérer que Rush proposera au final un produit convaincant.

Dans un précédent reportage avait été évoquée une pièce usinée probablement en Delrin de la marque anglaise Zen Racing destinée à recevoir la boule de la rotule centrale de l'articulation du pod arrière. La boule est logée dans un logement cylindrique avec une saignée longitudinale débouchante. Ainsi, on s'épargne théoriquement le réglage assurant la liberté du pod arrière, parfois fastidieux et fort sensible aux chocs. Toutefois, lors de cette course, deux pilotes qui utilisaient la dite pièce ont été obligés de l'enlever pour remettre l'articulation à rotule d'origine afin de retrouver un châssis sain. Mais pourquoi donc cette pièce (proposant un système analogue aux dernières productions Pan-Cars de Team Associated, Roche et VBC Racing), a priori qui part d'une bonne idée théoriquement, pose problème dans la réalité? Sur l'une des autos concernées, il a été constaté que l'extrémité avant des deux links se mataient au niveau de la rotule, au point de presque la bloquer. Avec ce système, la "force propulsive" ne passe plus par trois points, dont un central "rigide", mais par deux points, c'est-à-dire par les deux links en plastique qui sont relativement souples. Donc à l'accélération, cela occasionne des choses étranges. Il existe chez Zen Racing des links en carbone, théoriquement plus rigides. Peut-être que ceux-ci atténuent ce phénomène?

Comme écrit dans un précédent reportage, il m'avait été rapporté le plus grand bien de l'ouvrage "Essential 1/12th & F1 RC Racer’s Guide" de Dave B. Stevens, écrit en collaboration avec Jan Ratheisky et David Spashett. Pour avoir eu l'occasion d'en lire quelques pages, il semble fort intéressant en effet.

Résultats.

Les résultats complets se trouvent à l'adresse suivante: https://www.myrcm.ch/myrcm/main?pLa=fr&dFi=arcb&dId[E]=48897&hId[1]=search

En catégories piste 1/12° et Formule 1, les qualifications et les finales adoptent un format un peu particulier. Les trois manches de qualification durent en effet six minutes, et ce sont les quatre meilleurs tours consécutifs qui servent de base pour le classement aux points. Les manches de finale, au nombre de trois, adoptent un format plus classique de huit minutes, et le classement général se fait avec l'addition des deux meilleurs temps.

Résultats en catégorie Piste 1/12° électrique.

Dans cette catégorie, c'est Michael Gilliand qui se montra le plus rapide, devant Sergio Ramos et Alexandre Amort.

Michael Gilliand a gagné les trois manches de finale A. Sergio Ramos était second et Georges Camicas-Aycardi troisième.

La finale B a été remportée par Pascalino Agostinelli, suivi de Goran Eres et Marc Lerousset.

Finale

Position

Catégorie

Pilote

Tour

Temps
final

Points
par manches

Châssis

A

1

Piste 1/12°

Michael Gilliand

135

16:05.356

1, 3 [2]

Team XRay X12'20 avec châssis en aluminium

A

2

Piste 1/12°

Sergio Pestana Ramos

134

16:03.176

3, 2 [1]

Roche Rapide P12 Evo

A

3

Piste 1/12°

Georges Camicas-Aycardi

127

16:06.479

1, 2 [3]

Team Associated RC12 R5.1 modifiée

A

4

Piste 1/12°

Alexandre Amort

117

14:07.535

1, 3 [2]

Team XRay X12'20 avec châssis en aluminium

B

5

Piste 1/12°

Pascalino Agostinelli E

130

16:02.882

3, 2 [1]

Team XRay X12'20 avec châssis en aluminium

B

6

Piste 1/12°

Goran Eres

130

16:09.553

3, 2 [1]

Team XRay X12'17 avec châssis en aluminium

B

7

Piste 1/12°

Lerousset Marc

125

16:07.755

3, 2 [1]

Team XRay X12'19 avec châssis en aluminium

B

8

Piste 1/12°

Adrian Burren

121

16:07.034

3, 1 [2]

Serpent S120 Pro

Résultats en catégorie Formule 1/10° électrique.

En qualification, Michel Rufenacht a dominé les qualifications. Marc Noth est arrivé deuxième et Manfred Ebener troisième.

En finale A, l'ordre d'arrivée a été le même qu'en qualification, soit en première position Michel, en deuxième Marc et en troisième Manfred.

Le jeune pilote Antoine Dubois remporte la finale B, mais également la sous-catégorie "Débutants".

Finale

Position

Catégorie

Pilote

Tour

Temps
final

Points
par manches

Châssis

A

1

Formule 1

Michel Rufenacht

209

30:08.988

1, 3 [2]

Team XRay X1 2019

A

2

Formule 1

Manfred Ebener

205

30:10.603

3, 2 [1]

Team XRay X1 2020

A

3

Formule 1

Marc Noth

204

30:09.753

2, 1 [3]

Roche F1 Evo

A

4

Formule 1

Tonio Soriani

199

30:07.414

1, 3 [2]

Roche F1 Evo

A

5

Formule 1

Pierre-Yves Castella

167

30:12.048

3, 2 [1]

Team XRay X1

B

6

Formule 1 Débutant

Antoine Dubois

199

30:13.418

1, 2 [3]

Team XRay X1 2020

B

7

Formule 1

Alex Carusi

192

30:07.514

3, 1 [2]

Team XRay X1

B

8

Formule 1

Bryan Burdelas

188

30:10.880

2, 1 [3]

Team XRay X1 2016

B

9

Formule 1

Xavier Sardo

186

30:11.999

1, 2 [3]

Team XRay X1

B

10

Formule 1

Boris Vernay

175

27:08.580

3, 2 [1]

Team XRay X1

En savoir plus:

Texte et photos: Georges.